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Il m’en reste un peu… Je vous le mets aussi ?

Le 25/05/2022 0

Article du 25 mai 2022

 

Vous connaissez cette phrase, celle du boucher qui vous regarde avec dans la main son paquet de chipolatas ou son tas de viande hachée. Je crains bien qu’elle ne soit celle de nos gouvernants, demain après les élections, si l’équipe actuelle est en place. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi j’ai ce genre de doute.

Mais avant cela, un petit détour ironique sur un titre que je trouve involontairement comique :

Covid - Omicron : la protection du vaccin Pfizer chute 3 semaines après la 3eme dose, les rappels indispensables ?

Le titre émane-t-il encore d’un journal complotiste ?

Si L’Indépendant, fleuron de notre presse régionale méridionale, est à classer dans cette catégorie, alors oui ! https://www.lindependant.fr/2022/05/14/covid-omicron-la-protection-du-vaccin-pfizer-chute-3-semaines-apres-la-3eme-dose-les-rappels-indispensables-10295056.php

Si le Journal of American Medical Association, revue scientifique dans laquelle l’étude citée a été publiée, est une revue complotiste, alors oui !

Si le journal Forbes qui en rapporté l’essentiel est une publication complotiste, alors oui !!!

https://www.forbes.com/sites/roberthart/2022/05/13/pfizers-covid-vaccine-protection-against-omicron-fades-just-weeks-after-second-and-third-doses-study-finds/?sh=608b0a6632af

Mais ce n’est le cas pour aucun des trois, qui rapportent une étude danoise sur 128 cas ayant reçu 2 ou 3 doses. Forbes titre sans ambiguïté :

Pfizer’s Covid Vaccine Protection Against Omicron Fades Just Weeks After Second And Third Doses, Study Finds

L’Indépendant précise que  

Par rapport aux variantes originales et Delta, la proportion d'anticorps spécifiques à l'Omicron détectés dans le sang des participants a chuté rapidement de 76 % quatre semaines après la deuxième injection à 53 % aux semaines 8 à 10, et à 19 % aux semaines 12 à 14", résument nos confrères de Forbes.

Après la troisième dose, le niveau des anticorps augmente nettement par rapport à la deuxième injection : près de 21 fois la troisième semaine, et 8 fois la quatrième. Mais ce niveau chute drastiquement (5 fois) dès la 3eme semaine. Des anticorps néanmoins détectables jusqu'à huit semaines après l'injection. 

Que ressort-il de tout cela ? Que ce vaccin ne rend pas les services attendus d’un vaccin. On n’a jamais vu un vaccin aussi peu durable. Cela n’existe pas. Peut-on vraiment condamner ceux qui disent que c’est un médicament (dont J.-F : Delfraissy, président du Conseil scientifique, qui l’a admis le 25 janvier 2022, avec un an de recul sur son efficacité : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-le-vaccin-est-un-peu-un-medicament-avec-une-action-formidable-pour-jean-francois-delfraissy_4929057.html), ou ceux qui jugent que devant ce peu d’efficacité, ils ne veulent pas entrer dans l’aventure ou la poursuivre ?

La conclusion attendue, quand je lis ces constats de déficience, serait « on arrête tout, on ne poursuit pas, le vaccin a été testé pour deux doses, on ne sait rien des effets de trois, de quatre et demain de cinq, vu la durée de la protection. »

Mais la conclusion est bien éloignée :

Conclusion : si l'efficacité du vaccin Pfizer est indéniable, la durée de l'immunité qu'il confère pose question. Voilà pourquoi d'autres doses de rappel pourraient s'avérer nécessaires, notamment pour les personnes vulnérables. 

Littéralement, c’est parce que cela ne marche pas qu’il faut surtout continuer. Faillite thérapeutique. C’est un peu un défi au bon sens, non ? Faillite du bon sens.

Mais l’intérêt de ce type de nouvelle est de maintenir la pression, en saison d’étiage Covid, de préparer la suite de la campagne de vaccination. La machine tourne au ralenti, le rôle des médias est de préparer la suite. Dans l’article qui suit, Midi Libre nous rapporte les prédictions de Bill Gates, qui a dû faire des études d’épidémiologie :

https://www.midilibre.fr/2022/05/16/covid-selon-bill-gates-une-dose-de-vaccin-tous-les-six-mois-des-50-ans-est-necessaire-10298440.php

« Pour toutes les personnes entre 50 et 60 ans, une dose tous les six mois me paraît être la bonne solution tant que nous n'avons pas de meilleurs vaccins" explique le milliardaire très investi dans la recherche. Il considère même que ce délai pourrait être davantage réduit pour les personnes âgées entre 60 et 70 ans afin de garantir "une sécurité sanitaire optimale". »

Les caractère gras sont le fait de Midi Libre. Tous les six mois entre 50 et 60 ans et… même peut-être plus rapproché au-delà. C’est plus un carnet de vaccination, c’est un carnet de tir qu’on va avoir.

« Ok Bruno, mais tout cela c’est ce que dit Bill Gates, cela ne regarde que lui, il n’a aucun pouvoir sur ces questions… »

Je suis presque sûr que plus personne ne croit cela (lisez la suite de Midi Libre pour voir comment Bill Gates se présente lui-même comme un acteur de premier plan, du reste en train de nous dessiner un plan mondial de lutte vaccinale, quelque chose de supra-étatique). Mais en admettant que Bill Gates n’interférera pas dans la politique française, voici l’état de la question en France :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-ou-en-est-la-france-dans-ses-stocks-de-vaccins_5140285.html

Dans le cas de contaminations repartant à la hausse en France, 69 millions de doses de vaccin sont actuellement stockées et gardées au frais. Assez pour vacciner en deux mois tous les Français. Mais ces stocks comptent aussi 900 000 doses bientôt périmées. "On a trop commandé de vaccins", confie Pauline Londex, cofondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

900 000 déjà périmées et jetées (à 19 euros la dose…).  Au rythme actuel de 8000 vaccins par jour en France (cf https://covidtracker.fr/), dans 3 mois, on en aura passé 720 000. On fait quoi des 68 millions de doses qui vont rester ? Poubelle garantie. Et 3 mois, c’est fin août, n’imaginez pas que les gens vont se précipiter sur la 4e dose pendant les vacances… Gâchis.

« Bon, ok Bruno, mais voilà, fallait prévoir, le gouvernement se devait de ne pas manquer de doses, il ne pouvait pas savoir que l’épidémie Omicron serait si peu déclencheuse d’envie de vaccination, il n’a fait que prévoir. »

Dont acte…

Et alors que prévoit-il pour la suite ? Lisons la suite de l’article :

« Par ailleurs, la France attend 148 millions de doses d’ici l’an prochain, dont du Pfizer, du Moderna mais aussi d’autres vaccins pas encore autorisés sur le marché comme Sanofi et Valneva. Les formules de ces vaccins n’ont pas évolué. Contre les nouveaux variants, leur efficacité "va diminuer mais elle reste tout à fait correcte", commente le Dr Imad Kansau, infectiologue. »

148 millions de doses arrivent pour 2023. D'ores et déjà, c'est payé.

Des doses fabriquées sur la toute première version du Covid, d’il y a deux ans. Comme si on vaccinait en 2023 contre la grippe avec les vaccins de 2019 : tout le monde hurlerait, non ?

Pour vacciner la population avec trois doses entre janvier 2021 et mars 2022, la France a utilisé 52 millions en dose 1, 50 en dose 2, 20 en dose 3. Soit 120 millions. Donc 148 millions, c’est de quoi refaire une vaccination totale, similaire à ce qu’on a vécu. Et 20 millions de plus…

Mais quid des effets indésirables de 6 doses ?

Quid de l’efficacité du vaccin ? L’infectiologue interviewé lit dans sa boule de cristal, il ne sait rien… Il suffit à France Info pour lui permettre de conclure son article sans devoir faire de critique. Ouf, France Info a trouvé une voix pour tout justifier…

Quid de l’opportunité encore d’un vaccin dans un an ?

Comment le gouvernement va-t-il s’y prendre pour nous faire avaler trois doses de plus ? Quel discours de la peur ? Quel appareil coercitif ?

On peut faire confiance à notre gouvernement qui a montré qu’en matière de maladies respiratoires, il ne manquait pas d’air. Préparons-nous !

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