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Le sujet tabou

Le 20/05/2022 0

Article du 15 mai 2022

Vous connaissez mon scepticisme sur le vaccin et ses effets protecteurs. Il est encore plus difficile de parler des effets indésirables du vaccin, un marqueur qui fait de vous un complotiste, vous place dans le discrédit. Il est pourtant possible de le faire  en n'exploitant que des sources officielles.

 

Pour être honnête, il y a possiblement un effet protecteur de la troisième dose sur les décès pour les plus de 80 ans. On le voit sur des graphiques danois de la semaine 14, statistiques officielles ici, super détaillées : https://covid19danmark.dk/#vaccinationsstatus

Je vous fais une capture d’écran :

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On voit que question décès, le vaccin, double ou triple dose, ne sert à rien du tout avant 65 ans, et qu’après, le nombre de décès des doubles et des non vaccinés se croisent aléatoirement et se rejoignent. Il faut aller au-dessus de 80 ans pour trouver un bénéfice à trois doses. Donc acte.

A part cela, si vous avez des curiosités pour le Danemark, vous y verrez ce que je disais de la France à partir de Vaximpact et des données DREES : le vaccin ne protège en rien et même, il expose plus ceux qui sont vaccinés à la maladie.

 

Dnk2

Vous prenez trois groupes comparables de 100 000 personnes, en orange les non vaccinés, en bleu les doubles, en vert les triples et vous voyez le nombre de cas positifs. Bingo ! Plus vous êtes vaccinés, plus vous l’attrapez. Et c’est dans ma tranche d’âge que l’effet d’aubaine de la triple dose est le plus fort. Inutile de dire que cela ne va pas m’aider à y aller…

Vous pouvez aller voir les autres graphiques, c’est très détaillé : on arrive à comprendre en gros de quoi il s’agit.

Mais revenons en France…

Le grand public, même mal informé ou désinformé, a fini par se résigner à accepter que les vaccins n’ont pas ou plus vraiment d’utilité pour la transmission (tout le monde l’attrape, vacciné ou pas (cf graphiques danois)) et on sait bien qu’on meurt quand même du ou avec le covid dans les hôpitaux, et qu’on va quand même en soins intensifs (cf données Vaximpact et DREES).

Les vaccins actuels ont été faits sur le Covid version 1.1., alors vacciner contre le Covid d’aujourd’hui avec des vaccins d’il y a deux ans, cela n’a aucun sens… Imaginez un peu si on faisait cela pour le vaccin contre la grippe !

Pourtant, on maintient l’obligation vaccinale pour les soignants (https://www.lavoixdunord.fr/1177828/article/2022-05-11/covid-19-l-obligation-vaccinale-pour-les-soignants-est-maintenue) avec cet argument de Véran qui heurte le bon sens, les statistiques, etc. et qui doit faire hurler des professionnels de santé :

« Et lorsqu’un soignant n’est pas vacciné il est plus susceptible d’être contaminé et donc de transmettre le virus, dans les hôpitaux ou dans les EHPAD. Ces établissements ont payé suffisamment cher pour savoir que l’on doit en particulier les protéger, a détaillé Olivier Véran. Il y a des raisons éthiques à cela, de la même manière qu’il existe une obligation vaccinale pour d’autres maladies. Je suis médecin, je ne pouvais pas mettre la blouse blanche si je n’étais pas vacciné contre l’hépatite B. »

Bon, la différence, c’est que l’hépatite B, c’est assez terrible, et que le vaccin est un vaccin : tu le fais une fois et tu transmets plus ni n’attrape… Un détail pour lui ? Médecin, lui ?

Et voilà qu’on oblige déjà les soignants de la Réunion (qui doit donc pas être tout à fait la France ou alors ils sont en avance question décalage horaire) à la 4e dose, pour pouvoir exercer. Oui, oui, c’est ici, article du 13 mai. Les soignants qui ont fait leurs deux doses en septembre pour pouvoir travailler, puis leur rappel en janvier doivent (déjà !) passer à la 4e dose (qu’on appelle rappel) pour continuer à exercer :

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/obligation-vaccinal-les-soignants-bientot-soumis-a-une-nouvelle-dose-de-rappel-pour-continuer-a-exercer-1283168.html

Des pionniers, je vous dis !

Sur le Covid, on peut encore en France, comme je le fais, tenir un discours sur les bénéfices et dire qu’ils sont discutables.

Mais s’intéresser aux risques est un tabou (le second étant de s’intéresser aux conditions dans lesquelles Pfizer a eu son autorisation si rapide, alors qu’on demande encore des tas de trucs à Valneva…), un truc vraiment pas possible. La ligne à ne jamais franchir.

Psychologiquement c’est compréhensible : c’est trop douloureux de lire, d’entendre, que, non seulement on nous a survendu un produit commercial aux effets discutables mais si en plus, il y a des risques ! Personne n’a envie de savoir s’il s’est fait ou non administrer un truc pas net, voire dangereux. On a envie de faire confiance aux autorités de santé, quoi !

Alors je vais donner la parole à l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament (ANSM) et à son rapport « Enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer – BioNTech Comirnaty – Analyse périodique numéro 2 : période du 1 au 28 avril 2022 »

On accède à ce rapport via le site https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins

On trouve aussi le rapport Moderna, Janssen, etc.

Première capture d’écran, sur page d’accueil, en guise de bienvenue :

Eind

Ah, quand même… ! Sur les effets indésirables (désormais EI), un quart environ sont classés graves… De quoi s’agit-il ? Ouvrons le dossier Pfizer…

Une image contenant table

Description générée automatiquement

42 millions de première dose, 40 millions de deuxième, 23 de troisième. Un bel échantillon.

A la date du 10/02/2022 et depuis le début de la campagne vaccinale, 89 176 cas d’effets / évènements indésirables potentiellement liés au vaccin Comirnaty et saisis dans la BNPV ont été analysés, pour un total de 167 678 effets / évènements

On a eu donc 167 000 EI rapportés, 89000 ont été analysés.

On sait en plus qu’il y a une sous-déclaration systématique des EI, mais passons. (https://twitter.com/publicsenat/status/1465973388153917440 : la rapporteure de l’ANSM dit au passage qu’il y a 110 000 EI déclarés pour les seuls vaccins en une année, contre 45000 tous médicaments confondus en année normale, et reconnait la sous-déclaration…)

On peut se dire que c’est vraiment peu… 167 000 cas d’EI rapportés pour finalement avoir 40 millions de doubles vaccinés et 23 millions de triples.

C’est faire peu de cas des personnes qui ont eu ces effets. Ce sont des cas réels, des personnes touchées dans leur vie, pas des chiffres abstraits.

Ne disait-on pas il y a peu : « Un mort du Covid est un mort de trop ? ». Deux poids, deux mesures ?

D’autant que quand on regarde les âges concernés, on ne peut pas dire que ce sont les plus susceptibles de tirer des bénéfices (les plus de 80 ans) qui sont les plus concernés :

Une image contenant table

Description générée automatiquement

Les 30-64 ans prennent cher…

Regardons les cas graves.

Une image contenant table

Description générée automatiquement

1379 décès imputables au vaccin Pfizer.

7772 hospitalisations.

Pour ceux qui n’en meurent pas, la répartition clinique de ces cas est intéressante :

Imaginez-vous en train de lire la liste des EI sur la notice avant d’aller vous faire vacciner. Le spectre est assez large !

Le rapport détaille ensuite les cas graves et non graves par classe d’âge, je vous laisse lire.

Puis si le cœur vous en dit, vous pouvez télécharger le rapport Moderna car celui-ci ne concerne que Pfizer.

Mais savez-vous que quand on met un vaccin sur le marché, à partir de 15 EI graves, on fait d’ordinaire un moratoire ? Ici rien : 1380 morts, en France seulement, sur une période brève, plus de 23000 cas considérés comme graves par l’ANSM, et on ne fait rien ? Et surtout, on ne dit rien dans les médias ? Ce que je viens de faire est à la portée en quelques clics de n’importe quel journaliste lambda…

En guise de conclusion, je donne la parole au site de l’ANSM qui nous parle des autorisations de mise sur le marché.

ttps://www.vie-publique.fr/questions-reponses/274064-lautorisation-de-mise-sur-le-marche-des-medicaments-en-9-questions

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Pour les catégories les plus exposées aux EI, il ne s’agit pas de « guérir ou d'atténuer les symptômes ». Ils n’en ont pas, ils ne sont pas malades.

« L'AMM ne devrait être donnée que si le rapport bénéfice/risque est jugé favorable ».

Mais le bénéfice reste, pour les moins de 80 ans, théorique alors le risque est là, réel, même statistiquement « faible ».

« Pour certaines maladies très sévères comme le cancer, ce rapport est évalué de façon différente et on acceptera qu'il y ait des risques comme la perte de cheveux ou les nausées. Dans d'autres circonstances, ces risques seront jugés insupportables. »

Le Covid est-il comparable au cancer ? Les risques décrits plus haut sont-ils seulement la perte de cheveux ou les nausées ? Quel seuil pour que les risques soient jugés insupportables ? Derrière chaque EI grave, il y a des familles bouleversées.

Mais au lieu de nous informer, ce qui est leur devoir, les médias préfèrent continuer à rassurer sans preuve. Il faut absolument prendre le temps de lire ce fact check de France Info qui relaie sans distance un « Désintox » d’Arte

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/desintox-le-vaccin-pfizer-n-est-pas-dangereux-pour-les-femmes-enceintes_5135989.html

L’argument d’Arte/France info, c’est que les détracteurs, ceux qui disent que Pfizer ne sait rien des effets sur les femmes enceintes et allaitantes, s’appuient sur documents anciens, caducs.

Mais la preuve brandie par les antivax n’a rien de secret, puisqu’il s’agit d'un document diffusé sur le site du ministère britannique de la Santé en décembre 2020.

À l’époque, les autorités sanitaires ne disposaient pas d’informations sur les effets du vaccin Pfizer sur les femmes enceintes ou allaitantes. Et pour une raison simple : elles avaient été exclues des essais cliniques. C’est donc par manque d’information que le vaccin ne leur était pas recommandé.

Ah ok… et quoi de neuf depuis ? On a des données ?

Arte et France info affirment :

« Or depuis, de nombreuses études ont été menées et la vaccination leur est, au contraire, fortement conseillée ».

Ne cherchez pas des liens vers ces études, il n’y a aucun lien. Arte essaie le passage en force : « plus c’est gros, plus ça passe ».

Allez donc voir le rapport que Pfizer a soumis à l’Agence européenne du médicament, en février 2022 : https://www.ema.europa.eu/en/documents/rmp-summary/comirnaty-epar-risk-management-plan_en.pdf

Pas secret certes, mais écrit confidentiel en bas de chaque page… Extrait, page 105 :