L’UE prolonge le contrôle de nos vies… et la Chine montre à quoi cela peut servir

Le 16/06/2022 0

 

Article du 16 juin 2022

 

Je vais essayer de ne pas être long, mais le sujet est vraiment essentiel. Alors que le Covid est devenu une maladie peu inquiétante (on essaie d’agiter mais en vain la variole du singe pour reprendre le flambeau), les pouvoirs qui nous gouvernent n’entendent pas se dessaisir des instruments de contrôle de nos vies qu’ils ont mis en place en profitant du contexte Covid. Et voir ce qui se passe déjà en Chine.
 

 

L’UE prolonge le contrôle de nos vies… et la Chine montre à quoi cela peut servir

Article du 17 juin

Je vais essayer de ne pas être long, mais le sujet est vraiment essentiel. Alors que le Covid est devenu une maladie peu inquiétante (on essaie d’agiter mais en vain la variole du singe pour reprendre le flambeau), les pouvoirs qui nous gouvernent n’entendent pas se dessaisir des instruments de contrôle de nos vies qu’ils ont mis en place en profitant du contexte Covid. Et voir ce qui se passe déjà en Chine.

1. Certificat Covid et UE

Voici les recommandations, en français, de l’UE pour l’année à venir, en attendant plus.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A52022DC0190&qid=1652574963441

Le document est du 27 avril 2022.

Morceaux choisis.

p. 2
Plusieurs États membres ont commencé à mettre en œuvre de nouvelles approches pour gérer la pandémie actuelle de COVID-19 en vue d’une reprise durable et résiliente.

Notre avenir est tracé, la pandémie sera durable et résiliente. Les outils devront donc l’être aussi.

p.4

La stratégie de l’UE en matière de vaccins a permis de disposer d’un large éventail de vaccins contre la COVID-19 et de garantir l’accès de tous à la vaccination. Actuellement, avec la prédominance du variant Omicron, l’accent devrait être mis sur l’augmentation du nombre de doses de rappel administrées, en particulier dans les groupes les plus vulnérables.

On n’interroge pas l’efficacité de ces vaccins. Là n’est pas la question.

p. 5

En ce qui concerne les enfants et les jeunes, plusieurs vaccins contre la COVID-19 sont désormais approuvés à l’échelle de l’UE pour une utilisation chez les adolescents (de 12 à 17 ans) et les enfants (de 5 à 11 ans). Dans l’ensemble, la couverture vaccinale des adolescents est élevée dans l’Union européenne (plus de 71 % des 15-17 ans ont bénéficié d’une primovaccination complète), mais stagne à un faible niveau chez les enfants (le pourcentage correspondant est inférieur à 15 % pour les 5-9 ans). Bien que la réduction des écarts de vaccination chez les adultes demeure la priorité, les États membres de l’UE devraient envisager de redoubler d’efforts pour augmenter le taux de couverture vaccinale chez les enfants.

Les enfants vont devenir la cible. Pour l’instant les divers passes ne se sont pas partout appliqués à eux. Si l’UE veut des résultats, on peut penser que cela va changer.

Voici donc un petit résumé de la stratégie, en quelques points-clés, page 6.

ACTIONS CLÉS DES ÉTATS MEMBRES

  • Redoubler d’efforts à l’égard des personnes non vaccinées ou partiellement vaccinées afin d’accroître le pourcentage de primovaccinations (complètes), y compris en suivant et en analysant en permanence l’évolution de la réticence à la vaccination dans le but d’y remédier.
  • Intensifier les efforts en vue de l’administration de doses de rappel à tous les adultes pouvant en bénéficier, à partir de trois mois après la primovaccination.
  • Avant le début de l’année scolaire 2022/2023, envisager des stratégies visant à augmenter le taux de couverture vaccinale chez les enfants, par exemple en travaillant avec des pédiatres et d’autres professionnels de la santé qui sont des sources d’information fiables pour de nombreux parents.
  • Assurer une quatrième dose aux personnes immunodéprimées et envisager une deuxième dose de rappel pour les personnes de plus de 80 ans, en tenant compte de la situation épidémiologique locale.
  • Définir des stratégies de vaccination contre la COVID-19 pour la prochaine saison d’automne/hiver et intégrer, à partir de 2023, la vaccination contre la COVID-19 dans les programmes nationaux de vaccination.

p.9-10

Le système de certificat COVID numérique de l’UE s’est avéré essentiel à la reprise économique et aux échanges culturels et sociaux, y compris au-delà des frontières de l’UE.

(…)

Le certificat COVID numérique de l’UE a été introduit en tant que mesure temporaire pour une durée initiale d’un an. Toutefois, comme il ne peut être exclu que les États membres jugent nécessaire de le réintroduire au cours de l’année à venir, la Commission a adopté une proposition visant à proroger la validité du règlement sur le certificat COVID numérique de l’UE jusqu’au 30 juin 2023[1]. Cette proposition vise à garantir que ce système bien établi reste disponible au cas où la situation épidémiologique rendrait nécessaire son utilisation.

Il faut bien lire ce paragraphe : Le certificat covid (autre nom du passe) ne restreint pas la liberté de circulation, il les permet au contraire. ON est dfans un monde orwellien où une disposition qui empêche certains de criculer devient une disposition qui permet les échanges culturels et sociaux, y compris au-delà des frontières de l’UE.

p.11

ACTIONS CLÉS DES ÉTATS MEMBRES ET DU PARLEMENT EUROPÉEN

  • Lever l’obligation faite aux voyageurs de présenter un certificat COVID numérique de l’UE dès que la situation épidémiologique le permet et, en particulier, lorsque des mesures nationales similaires sont supprimées. 
  • Procéder à l’adoption de la proposition de la Commission visant à proroger l’application du règlement sur le certificat COVID numérique de l’UE.
  • Lever les restrictions aux déplacements à l’intérieur et à destination de l’UE dès que la situation épidémiologique le permet et, en particulier, lorsque des mesures nationales similaires sont supprimées.
  • Adhérer à la plateforme d’échange de formulaires de localisation des passagers, ce qui faciliterait sensiblement le travail si la recherche des contacts des passagers transfrontières redevenait une priorité du fait de la situation épidémiologique. À cette fin, adopter des solutions numériques, de préférence le modèle de formulaire numérique de localisation des passagers et l’application correspondante de l’UE.

Le problème avec ce genre de mesure c’est que ce sont ceux qui sont aux manettes qui décident des critères pour « quand la situation le permet ». En attendant, on prolonge d’un an le certificat covid exigible donc. Et on adhère à des systèmes de localisation des passagers, avec une appli de l’UE.

La Suisse s’apprête à faire pareil, même si elle n’est pas dans l’UE, avec la reconduction de son propre certificat. Avec un voisin pareil tout autour, pas vraiment le choix.

https://www.lematin.ch/story/le-conseil-federal-veut-prolonger-le-certificat-covid-en-2023-410794288983

Extrait :

Alain Berset l’a annoncé lundi, il demande au Parlement de prolonger certains aspects la loi Covid-19, comme le fameux certificat. Ce serait le seul moyen pour permettre aux gens de voyager.

Reste à voir si les deux doses de vaccin de 2021 suffiront à garder ce certificat. Je doute un peu…

J’en termine, avec le volet information…

p.15

Lutter contre la mésinformation et la désinformation

La pandémie a été exploitée par des acteurs étrangers pour alimenter et attiser, à leur profit, les sentiments d’insécurité, les craintes et les inquiétudes réelles des citoyens. Cette manipulation de l’information et cette ingérence, y compris la désinformation, ont mis en péril l’efficacité de la réaction à la pandémie et ébranlé la confiance du public dans les institutions chargées de faire face à la pandémie de COVID-19. Depuis plus de deux ans, la Commission et le haut représentant aident les États membres à promouvoir des contenus dignes de confiance, à recenser les lacunes en matière d’information et à y remédier, à lutter contre la manipulation de l’information et les activités d’ingérence, ainsi que contre les tentatives d’acteurs étatiques et non étatiques d’exploiter la crise et de mettre en danger la vie des citoyens.

Face à la diffusion massive d’informations fausses et/ou trompeuses de manière non intentionnelle, l’UE et les États membres ont intensifié leurs efforts de communication pour fournir en temps utile des informations factuelles sur la pandémie et les mesures prises.

La mention des « acteurs étrangers » fait froid dans le dos. Les puissances ennemies qui menacent nos saines démocraties en répandant de fausses nouvelles… Sérieusement ? ON peut trouver cela dans un document officiel de l’UE ?

L’UE va mettre un terme aux discours manipulatoires du type « Tous vaccinés, tous protégés » ? Ou va veiller à ce qu’aucune information ne vienne interférer avec sa stratégie ? Quand on voit des pouvoirs prendre des mesures pour dire ce qui est le vrai et ce qui est le faux, on n’est pas loin du totalitarisme, non ? Ou alors, c’est moi qui ai raté une étape ?

Sachez que le certificat Covid, prolongé d’un an, devait initialement être voté le 9 juin. Mais il a été décidé de reporter au 23 juin. Lendemain des législatives françaises, faudrait pas effrayer les électeurs français qui auraient encore un œil entrouvert. Après, on pourra leur dire ce qui les attend.

2. A quoi servent ces certificats Covid et autres passe ?

Il y en a encore qui croient que cela sert à juguler l’épidémie ? Sérieusement ? Alors que les vaccinés sont au moins autant contaminés que les autres, sinon plus  (cf ma livraison du 16 juin) ?

Si on maintient ces dispositifs, associés à des QR codes, c’est pour contrôler les populations, en disposer à merci, activer et désactiver leur vie sociale à loisir. Lisez ce qui se passe en Chine, rapporté par le Figaro, https://www.lefigaro.fr/international/des-chinois-voulant-manifester-s-etonnent-de-voir-leur-passe-sanitaire-soudain-virer-au-rouge-20220615

C’est d’hier soir, c’est tout frais !

Ces derniers jours, des Chinois ont vu leur passe sanitaire brusquement passer au rouge, ce qui implique une quarantaine obligatoire, alors qu'ils prévoyaient de manifester leur colère à Zhengzhou, grande métropole du pays.

Il me semble que ce chapeau suffit déjà au propos,  non ?

Scanner un QR code avec son téléphone et montrer patte blanche avec une application qui délivre un laissez-passer «vert», synonyme de bonne santé, est désormais un geste bien ancré en Chine et exigé à l'entrée d'un immeuble, d'un commerce et dans la plupart des transports.

Vous avez bien lu, il le faut pour entrer dans des immeubles… Plus inquiétant encore ( !) le passage suivant :

Ces derniers jours, un certain nombre de personnes ont vu leur passe sanitaire brusquement virer au rouge (quarantaine obligatoire), ont rapporté les médias officiels. Point commun: toutes sont des clients de banques mécontents après un gel d'avoirs, et qui comptaient manifester leur colère à Zhengzhou, une grande métropole du centre de la Chine.

Vous venez de lire que votre argent peut du jour au lendemain ne plus être disponible, on l’a vu lors des grandes crises économiques, mais cela peut se généraliser, comme ici. On est en marche vers l’assujettissement de tous. Si vous n’êtes pas conforme, votre passe vire au rouge : vous ne sortez plus de chez, vous ne pouvez plus disposer de votre argent. Mort sociale. Paria.

En dépit d'un test PCR négatif, un client a vu son passe sanitaire virer au rouge en arrivant à Zhengzhou, rapporte la presse chinoise.

Que reste-t-il de sanitaire dans ce « passe » ?

Il n’est pas encore trop tard pour résister ? Je crains bien que non. Le fait est que nos politiques ne nous aident pas beaucoup à penser ce qui se joue en ce moment, et nos médias non plus. Comment le Covid, qui a bouleversé notre fonctionnement démocratique, peut-il être à ce point absent du débat électoral ? Peut-être pour ne pas nous réveiller. On risque bien d'avoir la gueule de bois dans quelques jours...

 

[1]                https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_744.

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