https://www.lefigaro.fr/sciences/au-large-du-danemark-des-archeologues-revelent-un-village-englouti-depuis-8500-ans-20250828
Au large du Danemark, des archéologues révèlent un village englouti depuis 8500 ans
Sous les eaux sombres de la baie d’Aarhus, au nord du Danemark, une équipe internationale d’archéologues a exploré les vestiges d’un village de l’âge de pierre (période de la préhistoire) englouti il y a plus de 8500 ans par la montée des océans.
Le Doggerland est un ensemble de terres englouties lors de la dernière déprise glaciaire celle dont parle l’article sur le Danemark et qui fait l’objet du présent article de blog.
https://www.geo.fr/environnement/a-la-decouverte-de-doggerland-un-atlantide-submerge-sous-la-mer-du-nord-depuis-plus-de-12-000-ans-223643
En voici une carte :

Si vous êtes allés visiter la grotte Cosquer à Marseille, occupée entre -27000 et -19000, c’est la même montée des eaux qui l’a plongée à 37 mètres sous le niveau de la Méditerranée.
Pareille mésaventure est arrivée déjà il y a … 140 000 ans en Indonésie à un continent appelé Sundaland, dont n’émergent aujourd’hui que les îles de cet archipel : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-chercheurs-decouvrent-hasard-monde-englouti-sous-eaux-foule-nos-ancetres-il-y-140-000-ans-122290/

En lisant cet article du Figaro sur un village disparu au Danemark, j’ai envie de m’amuser un peu, de bon matin, avec une IA. Il faut dire que je suis seul à la maison à cette heure de la matinée, ça occupe !
Je copie donc un extrait de l’article dans cette intelligence artificielle apparue sur What’s App et qui s’appelle Meta AI, car l’extrait m’amuse pas mal, parlant de « hausse rapide du niveau des mers » il y a … 8500 ans ! Extrait :
À la fin de la dernière glaciation (qui a commencé il y a environ 115.000 ans, pour finir il y a environ 11.700 ans), la fonte des calottes polaires a entraîné une hausse rapide du niveau des mers, forçant les populations de chasseurs-cueilleurs à se déplacer vers l’intérieur des terres. «Il y a environ 8500 ans, le niveau de la mer augmentait d’environ 6,5 pieds par siècle (soit 1,98 mètre)», a rappelé Peter Moe Astrup.
Sans que je lui aie posé la moindre question, cette IA, qui est loin d’être conne, comprend que je cherche des explications et me répond, alors que je ne lui ai rien demandé !
La dernière glaciation, également connue sous le nom de glaciation de Würm ou de Weichsel, a effectivement eu lieu il y a environ 115 000 à 11 700 ans. Pendant cette période, de grandes parties de l'hémisphère nord étaient recouvertes de glace, et le niveau des mers était plus bas qu'aujourd'hui en raison de l'eau stockée dans les glaciers continentaux.
La fonte des calottes polaires et la montée du niveau des mers
Lorsque les glaciers ont commencé à fondre, le niveau des mers a augmenté rapidement. Cette hausse a eu un impact significatif sur les populations côtières de l'époque, les forçant à se déplacer vers l'intérieur des terres pour s'adapter aux nouveaux rivages.
Les recherches sur la montée du niveau des mers
Les recherches sur la montée du niveau des mers passée et future sont cruciales pour comprendre les impacts du changement climatique sur les côtes et les communautés qui en dépendent. Les scientifiques étudient les archives sédimentaires, les carottes de glace et les modèles climatiques pour reconstituer l'histoire du niveau des mers et prédire les changements futurs.
Les implications pour les communautés côtières
La montée du niveau des mers peut avoir des impacts dévastateurs sur les communautés côtières, notamment l'érosion des côtes, les inondations et la perte de terres habitables. Il est essentiel de prendre en compte ces risques pour planifier l'adaptation et la résilience des communautés côtières face au changement climatique [1].
Alors, oui, elle ne m’apprend rien, mais me confirme :
- le côté naturel des cycles et alternance glaciation-déglaciation
- l’ampleur du phénomène dans un passé récent
- que si la même chose arrive aujourd’hui, cela va être relativement gênant pour les centaines de millions de personnes qui vivent sur les côtes, comme grenouilles au bord de la mare ! On irait vers un beau bordel !
Je la pousse un peu plus loin, car j’ai envie d’en savoir plus sur cette montée des eaux et ce sacré réchauffement à une époque où il doit y avoir pas 1 million d’humains sur la planète entière… et je lui demande :
« Quelle est la cause attribuée à cette fin de glaciation ? Et à la fonte des calottes polaires ? »
Sa réponse ne se fait tarder que 15 secondes environ, un jeu d’enfant pour elle :
La fin de la dernière glaciation est attribuée à des modifications rapides de la circulation atmosphérique tropicale et polaire, ainsi qu'aux courants marins, qui ont entraîné une sortie de la glaciation. Cette déglaciation s'est déroulée en cinq étapes sur environ 8 000 ans, avec une hausse des températures d'environ 4 °C et une élévation du niveau marin d'environ 120 mètres.
Les causes profondes de cette fin de glaciation sont liées aux variations des paramètres orbitaux de la Terre, notamment :
- L'obliquité : l'angle entre le plan de l'équateur de la Terre et celui de son orbite, qui influence l'existence des saisons.
- L'excentricité de l'orbite terrestre : la variation de la distance entre la Terre et le Soleil au cours de l'année.
Ces variations orbitales ont déclenché des changements dans le système climatique, amplifiés par la rétroaction positive du cycle du carbone. Lors de la déglaciation, la fonte des calottes glaciaires a provoqué une réduction de la circulation méridienne de retournement de l'Atlantique Nord, entraînant une augmentation du taux de CO2 atmosphérique et un réchauffement de la planète.
La fonte des calottes polaires est donc liée à ces changements climatiques globaux, qui ont entraîné une hausse des températures et une modification de la circulation océanique. Les simulations climatiques ont permis de reproduire ces changements et de comprendre les mécanismes sous-jacents.
Elle me donne des informations que je savais déjà mais que les médias rappellent rarement :
- l’importance des facteurs naturels dans le réchauffement, qui sont pour l’essentiel des forces cosmiques sur lesquelles l’homme a peu de poids et par rapport auxquelles… il pèse bien peu, même en s’y mettant à 8 milliards.
- Les températures ont monté de 4 degrés sans que… la planète ne meure !
- La rétroaction du cycle du carbone, que j’ai fait apparaître en gras. On nous dit toujours que la concentration de CO2 augmente la température… mais l’inverse est vrai aussi : l’augmentation de température est une cause d’augmentation de la production/concentration de CO2. Poule et œuf ? Qui est la poule dans ce que nous vivons ? L’humain est-il la poule ?
- La mer a monté de 120 mètres en quelques siècles ! Tiens, tiens, on nous raconte souvent que la preuve de l’origine humaine de l’actuel réchauffement est sa vitesse sans précédent ?
Comme je suis joueur, je la titille un peu, cette IA, d’abord sur cette « rétroaction du cycle du carbone ». J’ai envie d’en savoir plus, normal, non ? Je la questionne :
« Qu'appelles-tu rétroaction positive du cycle du carbone ? »
En fait, elle, elle « n’appelle » rien, elle compile et recrache. Quoi ? Ceci, intéressant :
La rétroaction positive du cycle du carbone fait référence à un processus qui amplifie les changements dans le système climatique. Dans le contexte de la fin de la dernière glaciation, la rétroaction positive du cycle du carbone a joué un rôle important.
Lorsque les températures ont commencé à augmenter en raison des changements orbitaux, les océans ont libéré du CO2 dans l'atmosphère. Ce CO2 supplémentaire a renforcé l'effet de serre, ce qui a entraîné une augmentation supplémentaire des températures. Ce processus est appelé rétroaction positive parce qu'il amplifie le changement initial.
Voici les étapes clés de cette rétroaction positive :
1. Augmentation des températures : Les changements orbitaux entraînent une augmentation des températures.
2. Libération de CO2 : Les océans libèrent du CO2 dans l'atmosphère en raison de la diminution de la solubilité du CO2 dans l'eau chaude et/ou de la modification de la circulation océanique.
3. Renforcement de l'effet de serre : Le CO2 supplémentaire dans l'atmosphère renforce l'effet de serre, ce qui entraîne une augmentation supplémentaire des températures.
Cette rétroaction positive a joué un rôle important dans l'amplification du réchauffement climatique à la fin de la dernière glaciation.
Assez intéressant, non, quand on la rapporte aux discours actuels toujours réducteurs à une seule cause, sans discussion ?
J’aime titiller, je suis comme ça… Je continue avec mon IA, acculée dans un coin de mon téléphone : « Tu peux comparer cette citation "Il y a environ 8500 ans, le niveau de la mer augmentait d’environ 6,5 pieds par siècle (soit 1,98 mètre)», a rappelé Peter Moe Astrup." Avec le rythme actuel de montée des océans ? »
Et mon IA me répond :
La citation mentionne une augmentation du niveau de la mer d'environ 1,98 mètre par siècle, il y a 8500 ans. Actuellement, le rythme de montée des océans est estimé à environ 3,5 mm par an, selon les mesures effectuées en 2020. Pour comparer ces deux valeurs, il faut convertir l'augmentation annuelle actuelle en augmentation par siècle.
L'augmentation actuelle par siècle serait de :
3,5 mm/an × 100 ans = 350 mm ou 0,35 mètre par siècle.
En comparant les deux valeurs :
- Il y a 8500 ans : 1,98 mètre par siècle
- Actuellement : 0,35 mètre par siècle
Le rythme actuel de montée des océans est nettement inférieur à celui observé il y a 8500 ans. Cependant, il est important de noter que le rythme actuel s'accélère, avec une augmentation moyenne de 3,7 mm/an entre 2006 et 2018, selon le GIEC.
Ah oui ! Je comprends ! Alors, à cette époque pas si lointaine (8500 ans est une paille géologique), la mer est montée de 120 mètres et quelques siècles certes mais à un rythme 6 fois plus élevé qu’aujourd’hui. Et l’on nous dit que le rythme actuel serait sans précédent ? Le GIEC a raison de nous alarmer avec son accélération brutale entre 2006 et 2018. À ce rythme, les océans monteraient de 37 cm par siècle et non de 35 !
Je la pousse au bout, cette IA, avec la question qui tue : « Pourquoi dit-on que le rythme actuel de la montée des eaux est sans précédent alors qu'il a été beaucoup plus rapide lors de la fin de la glaciation dernière ? »
Sa réponse est pas mal… Je me permets de la commenter un peu entre parenthèses et en gras, au fur et à mesure :
Le rythme actuel de la montée des eaux est considéré comme sans précédent en raison de plusieurs facteurs clés qui le distinguent des périodes passées, notamment de la fin de la dernière glaciation. Voici quelques points importants à considérer :
1. Contexte climatique :
- Période post-glaciaire : Lors de la fin de la dernière glaciation (il y a environ 11 700 ans), la Terre sortait d'une période de glaciation majeure où d'énormes calottes glaciaires recouvraient une grande partie de l'hémisphère nord. La fonte de ces calottes a entraîné une élévation rapide du niveau de la mer.
- Aujourd'hui : Le réchauffement actuel est principalement dû aux activités humaines (affirmation sans preuve, pour moi, qui ne fait que compiler le discours dominant, sans recul critique), notamment l'émission de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), qui intensifient l'effet de serre naturel de la Terre.
2. Taux d'élévation : - Historique : Comme mentionné précédemment, il y a environ 8 500 ans, le niveau de la mer a augmenté d'environ 1,98 mètre par siècle.
- Actuel : Le rythme actuel est estimé à environ 3,5 mm par an, soit environ 0,35 mètre par siècle. Bien que le rythme actuel soit inférieur à celui de la période post-glaciaire (effectivement, on est d’accord), il est important de noter que l'accélération récente est préoccupante (on est d’accord, mais cela ne dit rien du caractère nouveau, ni humain).
3. Accélération récente :
- Augmentation rapide : Les données récentes montrent que le rythme de montée des eaux s'accélère. Entre 1900 et 2018, le niveau moyen global des mers a augmenté d'environ 15 à 25 cm (alors là, je me marre franchement : une marge d’erreur de +/- 5 cm sur 15, cela correspond à une incertitude relative de 33%, inacceptable pour en tirer quelque conclusion scientifique… si cela vous intéresse, à la fin de l’article pour ne pas alourdir le texte, je mets en PS et Bonus mon dialogue avec l’IA sur ce point précis). L'accélération est particulièrement notable au cours des dernières décennies.
4. Impact humain :
- Activités anthropiques : Contrairement aux périodes passées où les changements étaient principalement dus à des facteurs naturels (comme les variations orbitales ou les processus glaciaires), le réchauffement actuel et la montée des eaux sont largement attribués aux activités humaines (merveilleux : « largement attribués » - on voit le fonctionnement de l’IA, perroquet compilateur, qui répète des trucs sans en juger, qui prend l’opinion majoritaire, ce qui n’a pas grand-chose à voir avec la vérité scientifique, peu importe !). Cela rend le contexte actuel unique dans l'histoire récente de la Terre.
5. Conséquences :
- Vulnérabilité accrue : Les populations côtières et les infrastructures sont de plus en plus vulnérables (on est d’accord, mais cela ne dit rien de l’origine humaine) à la montée des eaux, aux tempêtes et aux inondations. L'élévation du niveau de la mer exacerbe les risques liés aux événements météorologiques extrêmes.
En résumé, bien que le rythme de montée des eaux ait été plus rapide lors de la fin de la dernière glaciation, le contexte actuel est marqué par une accélération rapide due aux activités humaines, ce qui rend la situation actuelle particulièrement préoccupante pour les communautés côtières et les écosystèmes (pas faux comme dirait Perceval, dans Kaamelot ! Mais sacrément alarmiste si on considère qu’entre 1900 et 2018 ,on ne sait pas si la mer est montée de 15 ou de 25 cm, ce qui n’est pas vraiment la même chose !)
Voilà ! Fin de ce petit dialogue avec une IA, qui a le mérite de compiler des données, de me faciliter le boulot, de m’amuser un samedi matin de pluie et de m’aider à écrire à toute vitesse un article de blog. Que j’espère amusant et instructif.
Il a aussi le mérite d’illustrer les limites de ce genre d’outil si l’on veut faire une recherche un peu sérieuse et même si l’on veut s’informer. Il faut toujours garder le recul critique car si l’adjectif artificielle lui va bien au teint, le nom Intelligence est un peu abusif. Mémoire serait en l’occurrence plus judicieux ! L’intelligence suppose mise en relation et esprit critique !
En bonus, maintenant, pour les accros, mon échange mathématique avec l’IA ! Je l’interroge : « Dans une phrase comme " le niveau moyen global des mers a augmenté d'environ 15 à 25 cm", quelle est la marge d'erreur statistique que suppose pareil énoncé ? »
Oui, parce que la marge d’erreur est fondamentale en matière statistique…


J’aime beaucoup sa dernière phrase : et si l’on évitait de s’embarquer dans le catastrophisme ? Si l’on savait un peu raison garder ?