Une histoire sans fin

Le 19/05/2022 0

Article du 19 août 2021

 

Le passe sanitaire est entré en vigueur. Normalement jusqu’au 15 novembre. On verra bien…

Il devait ne jamais s’appliquer aux actes de la vie quotidienne, parole de Président, aussi on ne sait pas trop !

La livraison du jour montre comment on est déjà en train de changer de discours sur les buts de la campagne de vaccination pour tous. Et ce discours me semble préparer une histoire sans fin.

Deux nouvelles dans l’actualité d’hier ont attiré mon attention. D’abord l’apparition d’un cluster en Ephad en Bretagne, ensuite les rumeurs d’un prochain reconfinement en Israël.

La première nouvelle se trouve ici

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/covid-19-onze-clusters-dans-des-ehpad-bretons-1629295746

Plusieurs cas dans les Côtes d'Armor mais pas de formes graves

Dans la résidence Louis Morel, un Ephad situé à Plœuc-L'Hermitage dans les Côtes d'Armor, 17 résidents et trois agents sont positifs au Covid-19. L'établissement est fermé aux visiteurs depuis le jeudi 12 août. Les personnes touchées sont vaccinées. "Il n'y a pas de formes graves même si cela peut fatiguer encore davantage des aînés qui ont d'autres pathologies", note Thibaut Guignard, le maire. 

A Ploufragan, l’Ehpad d’Argoat est également fermé jusqu'à nouvel ordre depuis le mardi 10 août. "Vingt-deux résidents ont été testés positifs", précise le maire Rémy Moulin. Comme à Plœuc-L'Hermitage, aucune forme grave n'est à déplorer. "98% des résidents étaient vaccinés. Il n'y a pas eu d'hospitalisation, ni d'apport d'oxygène pour les personnes touchées, c'est bien la preuve que le vaccin est efficace contre les formes graves", ajoute Rémy Moulin.

Quelle conclusion en tirer ? Que le vaccin empêche les formes graves, ce qui est un bon point en termes de bénéfice individuel. Et collectif : moins de gens à l’hôpital, c’est cela de gagné.

Mais aussi que le vaccin n’empêche pas la contamination, même entre personnes vaccinées. Un très mauvais point pour les discours officiels parce que cela contredit tous les discours sur le fait qu’il faut se vacciner pour protéger les autres, pour freiner la circulation du virus, pour atteindre la prétendue immunité collective (celle au nom de laquelle il faudrait vacciner 90% de la population !) voire même pour éradiquer le virus à coup de vaccin. Ce dernier point a pourtant été un des arguments de l’injonction à la vaccination : on se souvient des comparaisons avec la variole et la poliomyélite, faites par Véran à l’Assemblée lors d’un débat houleux avec le député Alexis Corbière ;  on en trouve des traces ci-dessous dans le discours aux USA,

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/eradiquer-la-variole-aurait-ete-impossible-avec-la-desinformation-actuelle-selon-le-dr-fauci-25351213-84ad-4748-bce7-08a0de795243)

 « Éradiquer la variole aurait été impossible avec la désinformation actuelle », selon le Dr Fauci

Le scientifique et conseiller anti-Covid de la Maison Blanche Anthony Fauci a affirmé sur CNN samedi que ni la variole ni la poliomyélite n'auraient pu être vaincues s'il y avait eu autant de fausses informations véhiculées par les médias.

Je ne pense pas que les politiques aient jamais cru à ces discours. Fadaises. Ils savent bien que plus de 5 milliards de personnes n’ont pas accès au vaccin et que le réservoir est immense. Ce qui rend caduc également le discours sur « il faut vacciner toute la population française pour empêcher l’émergence de nouveaux variants ». Absurdité.  Mais cela n’empêche pas nos politiques – et nous journalistes à longueur de journaux - de se servir de ces discours pour culpabiliser les populations, ce qui n’est pas responsable.

La deuxième nouvelle est ici

https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-proche-dun-reconfinement-quil-154814728.html

On voit qu’en Israël, pays test pour Pfizer, la vaccination très avancée n’empêche pas le port du masque, les petites complications quotidiennes, et même la menace d’un reconfinement. On nous a dit ici, avec une forme de cynisme confondant, « c’est le vaccin ou le reconfinement ». Une forme de chantage.  Ce pourrait bien être les deux. Chaque liberté qu’on accepte de rogner donne des arguments pour en rogner de nouvelles… Le discours gouvernemental français du retour à la normale grâce au vaccin ne tient pas. Et de toute manière, est-ce vraiment le retour à la normalité que de devoir justifier toute la journée, pour tous les Français, non de leur état de santé (car on voit qu’on peut être vacciné, passe sanitaire en poche, et contagieux et malade ? Et qu’à l’inverse, on peut ne pas l’avoir et être non contagieux), mais de leur conformité à un dispositif de contrôle ? Car sous couvert de protéger le droit à la santé (et de quelle santé parle-t-on ? les psychiatres tirent la sonnette d’alarme depuis des mois), on crée un outil qui fait qu'un citoyen n'est désormais libre de jouir de l'ensemble de ses droits et libertés que s'il est en mesure de produire la preuve de sa bonne santé dans l'espace publique. En outre, par cette révolution copernicienne, l'individu est désormais vu d'abord comme un danger potentiel pour son concitoyen (un “super contaminateur”), ce qui vient créer un sentiment de méfiance généralisée et briser la confiance et les liens d'amitié nécessaires à toute vie en société.

Ces deux nouvelles devraient poser un problème au gouvernement et aux médias. Que reste-t-il de l’injonction à la vaccination pour tous ? Toutes les personnes qui ne sont pas à risque ? Les enfants, les adultes sans problème ?  On devrait s’en tenir à. ces catégories…

Même des médias comme Huffington Post reconnaissent que tout cela ne tient pas et rappellent Veran à la réalité.

https://fr.news.yahoo.com/covid-19-espoirs-d-immunit%C3%A9-170518629.html

CORONAVIRUS - Au printemps dernier, il n’avait que ça à la bouche. “Le prochain objectif, c’est l’immunité collective”, écrivait Olivier Véran, le 12 juin 2021 sur Twitter. Trois semaines plus tard, même ministre, même plateforme: “C’est un défi collectif que d’atteindre l’immunité collective, relevons-le ensemble!”.

L’idée était encore là, à l’époque, de pouvoir vacciner la population jusqu’au point où le virus ne trouve plus assez d’hôtes potentiels et disparaisse: une piste qui était considérée comme l’ultime moyen d’en finir avec le Covid-19.

Un “mythe”

Mais depuis, motus. Au ministère de la Santé, lors d’un point presse sur la stratégie vaccinale mardi 17 août, on hésite: “Nous ne nous prononcerons pas sur nos chances d’atteindre l’immunité collective, car il n’y a pas de consensus.”

“La vision que l’on peut avoir de l’immunité de groupe aujourd’hui n’est malheureusement pas celle d’il y a dix-huit ou même six mois”, a concédé également Alain Fischer, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, dans un entretien accordé au JDD ce week-end.

Quand on est obligé de reconnaitre ainsi qu’on s’est trompé -  ou qu’on n’a pas voulu dire la vérité alors… - le minimum serait d’avoir un peu d’humilité et de cesser de prendre des mesures qui divisent la société, créent des clivages, sont anti-économiques, anxiogènes, et discriminatoires.

Le discours ne tenait pas. C’est maintenant visible. On en amorce donc un nouveau. Le voisi dans la suite de l’article ci-dessus :

“La stratégie d’immunité collective tombe à l’eau et fait réfléchir à adopter une stratégie zéro hospitalisation, zéro forme grave”, rebondit sur Twitter Clarisse Audigier-Valette, responsable de l’unité Covid au CHU de Toulon, le 12 août dernier, visiblement agacée par ce débat, essentiellement sémantique et technique. Immunité collective ou non, plus la couverture vaccinale augmente rapidement, moins la 4e vague se répercutera sur les services hospitaliers, selon les modélisations de Pasteur.

Ainsi, avec ou sans espoir d’éradiquer le virus, l’objectif est le même: vacciner le plus, le plus vite. “Ça ne change rien à notre stratégie”, ponctue Fischer, dans le JDD.

J’ai mis en gras les débuts du changement de discours. Celui qu’on nous servira dans les prochains mois pour continuer à nous vacciner envers et contre toute évidence autre que : cela réduit les formes graves chez des personnes à risque.

« Stratégie zéro hospitalisation » ? Réellement ?  Voilà un objectif qui prépare, si l’on s’en tient à la seule vaccination, la pérennisation de la forme de vie politique et sociale que nous vivons, parce qu’il est… inatteignable par la seule vaccination. Si on accepte que cette maladie se soigne, voir plus bas, alors il en sera autrement.

Et les premiers signes  de cette nouvelle stratégie sont visibles : en Israël, la vaccination des 3 ans est commencée alors même que Pfizer n’a encore produit aucun résultat. En France, le passe sanitaire sera obligatoire pour les 12 ans, fin septembre. Et on lance la troisième dose, pour les 60 ans en France mais pour tous aux USA, dès septembre aussi car les effets chutent dès l’administration du vaccin et considérablement après 6 mois. Contre l’avis de l’OMS, pour une fois, mais avec la bénédiction de Pfizer et de ses actionnaires. Une machine à cash pour la population mondiale, un jackpot tous les 6 mois.

Que faudrait-il faire ?

Cesser de mentir

Si les gouvernants veulent que les gens leur fassent confiance et se fassent vacciner, il faut commencer par ne pas leur mentir. La confiance est capitale.

Florilège.

Jean-Michel Blanquer, mercredi 28 juillet : « Quand vous êtes vacciné, vous ne risquez pas de continuer à contaminer les autres ».  No comment devant pareil mensonge.

Veran, jeudi 8 juillet : « On n'a jamais eu autant de recul sur un vaccin que sur celui-ci". Non, Olivier, jamais on n’a vacciné autant de gens en si peu de temps. Le recul, c’est autre chose, il faut du temps. Les autres vaccins ne sont devenus obligatoires qu’entre 10 et… 60 ans après leur création. Le recul, c’est cela.

Macron, avril 2021 : « Le passe sanitaire ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ». No comment….

J’arrête là… La liste des mensonges est trop longue.

Cesser de mépriser et d’accuser les citoyens

Les gens qui émettent des doutes, ce qui est normal dans une situation largement encore inconnue, sont des complotistes, mais aussi des ignares, qui savent à peine lire et sont incapables de décoder l’information. Livrés aux intoxications du net. Les autres eux, ont tout compris, grâce à BFM et à toute la presse « de référence ».  Eclairés. Eveillés. Il faut arrêter ces caricatures insultantes.

Non, les gens qui émettent des réserves sur la politique du passe sanitaire et sur la manière dont est conduite la campagne de vaccination ne sont pas antisémites. Extrait de Veran à la Martinique, le 12 août. « Vous avez 200 000 personnes qui ont manifesté un samedi pour dire qu'ils ne voulaient pas du vaccin avec des pancartes extrêmement bariolées et des motifs parfois extrêmement douteux, voire complètement crades". Un vocabulaire indigne d’un ministre, des amalgames intolérables. Un Ministre ne peut mépriser les citoyens.

Cesser de discriminer les citoyens

Dans cet article du 19 août, avec un titre que personnellement je ne trouve pas rassurant…

https://www.cnews.fr/france/2021-08-17/rentree-scolaire-des-sorties-dans-des-centres-de-vaccination-organisees-1116530

on voit comment des enfants vont être discriminés.

« Au-delà de ce seuil d'âge (12 ans), les enfants non-vaccinés seront interdits de piscine et d'activités culturelles. Ils seront aussi renvoyés chez eux dès qu'un cas de Covid-19 sera déclaré dans leur classe. A contrario, les élèves vaccinés pourront, eux, continuer à suivre les cours en présentiel. »

Il faut relire. Un non-vacciné est privé de piscine. Et d’activités culturelles. Pas de bras, pas de chocolat. Un vacciné a tous les droits. On ne va pas appeler cela apartheid. Disons juste « ségrégation ». Cela va toucher des enfants. C’est suffisant, non ?

Suivre les avis du Conseil d’Etat

Le 9 juin, le passe sanitaire première version, était accepté par le juge des référés au motif que « Il est demandé uniquement pour les déplacements à destination ou en provenance de l’étranger, de Corse ou des Outre-mer, et pour l’accès à certains lieux, établissements ou événements impliquant de grands rassemblements de personnes (loisirs, foires, salons professionnels…). Il n’est pas nécessaire à l’exercice des libertés de culte, de réunion ou de manifestation, ni aux activités quotidiennes (travail, magasins, restaurants…).

Depuis le 9 août, ce n’est plus le cas. Il est nécessaire pour tout cela. Le Conseil d’Etat a, entre temps, avalé son chapeau. Il n’émet plus cette réserve. Etat de droit, toujours ?

Intégrer d’autres composantes que la vaccination

La vaccination joue un rôle : elle permet de réduire les formes graves, la pression hospitalière. C’est un rôle individuel avec des bénéfices collectifs. Mais cette stratégie a ses limites, voir plus haut. Il faut aussi intégrer le fait que cette maladie peut, à défaut de se prévenir, se guérir.

Je ne parle (même) pas d’hydroxychloroquine ni d’ivermectine pour éviter les haussements d’épaules. Je fais référence à l’UE qui a adopté en mai une stratégie en matière de médicaments, confirmée fin juillet

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_3299

5 médicaments en cours d’évaluation, dernière phase, d’ici octobre, dix d’ici décembre. Cela ouvre des perspectives de vivre avec le virus non ?

Pourquoi le gouvernement ne parle jamais de cela ? Surtout depuis qu’on sait que le vaccin ne va pas éradiquer le virus ? Mais sa seule et unique réponse est, à la manière de Molière : « Le vaccin ! Le vaccin ! Le vaccin ! » Il ne peut pas ignorer ces thérapies, il est partie intégrante de cette stratégie européenne.

Alors pourquoi ce passe sanitaire ?

On me pose souvent la question du pourquoi ?

Je refuse en général de répondre, je préfère en rester aux observables : c’est moins discutable. Mais allons-y, pour une fois.

Un premier horizon est politique : une telle crise donne les pleins pouvoirs à quelques individus (le Président), pousse sous les feux de la rampe des inconnus (les consultants des plateaux, qui ne demandent qu’une chose : continuer à exister), on est dans une stratégie du chaos et tout devient possible en termes de choses à faire accepter socialement et politiquement.

Un deuxième est plus prosaïque : puissance de l’argent, corruption. Les politiques ne sont pas incorruptibles – litote – les médias ne vivent que de l’argent de quelques milliardaires actionnaires de Pfizer et autres, de publicité et de subventions publiques. Pfizer et Moderna ont fait 30 milliards sur le vaccin, ils en prévoient 55 l’an prochain. Il y a de quoi arroser très largement les gouvernants pour qu’ils servent de représentants de commerce. Il y a urgence pour eux : d’où vacciner les moins de douze ans, puis les 3-12, puis la 3e dose pour tous, ensuite la 4e… etc. S’il y a urgence est pour eux, c’est que quand il y aura 10 médicaments et qu’on guérira en 3 suppositoires Octofène (à l’essai par Pasteur… à qui il a fallu attendre 6 longs mois pour avoir autorisation de mise à l’essai : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/covid-19-six-questions-sur-le-traitement-par-suppositoires-de-l-institut-pasteur-de-lille-teste-par-700-patients-2149528.html), le marché sera moins juteux. D’autant que d’autres vaccins arrivent, pour décembre, sur d’autres principes que l’ARN. Mais en attendant, ils ont une puissance de corruption colossale. 1 million d’euros vous voyez ce que c’est ? En nombre de secondes, en équivalent, cela représenterait 11 jours…  C’est beaucoup !!!! et 1 milliard ? C’est… plus de 33 ans… Alors la puissance corruptrice de Pfizer est infinie.  30 milliards : 990 années en euros… Cela permet de répondre peut-être à la remarque : « Mais les autres pays le font aussi, il y a bien une raison… » Je dis peut-être.

Et si vous pensez que Pfizer est au-dessus de tout soupçon, lisez ceci. Merci Cahuzac, d’avoir craché le morceau en 2016 quand tu t’expliquais devant la justice sur la fraude fiscale…

https://fr.sputniknews.com/politique-francaise/202108051045968125-quand-cahuzac-affirmait-en-2016-que-pfizer-financait-de-maniere-occulte-la-politique-francaise/

Aux USA, Pifzer a été condamné à 2,3 milliards d’amende en 2009 : pratique commerciale frauduleuse….

La vaccination a son utilité, à condition de cesser de la fétichiser. Le passe sanitaire n’a aucune justification sanitaire : il pourrait même être contre-productif. Entre gens élus, on relâche les gestes barrières, on se sent en confiance… Veran a même acté que le masque serait levé dans les lieux fermés accessibles aux seuls titulaires du passe : Il faut bien une petite carotte, un semblant de retour à la normale pour faire passer le suppositoire .

Le passe sanitaire est un poison pour la citoyenneté, pour la vie économique, le vivre-ensemble. Il doit être retiré. Il a une date de péremption.  On verra si elle sera respectée.

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