La crise qui vient. C’est cela, le « Monde d’après » ?

Le 29/08/2022 1

Il n’y a pas que le Covid dans la vie. Je ne vais pas tenir un blog Ukraine, mais juste une fois, exprimer un peu ce que je vois se profiler à l’horizon de cette guerre. Macron nous parlait du Monde d’après, une fois sortis de la crise Covid. Je le vois un peu gris parce qu’après la crise sanitaire, c’est une crise économique, créée de toutes pièces par des décisions politiques qui devraient être discutées plus qu’elles ne le sont, qui se profile.

Je ne vais pas parler de qui est responsable. Poutine est l’agresseur, même si l’Ukraine et les USA jouent depuis 2014 un jeu dangereux aux portes de la Russie. Mais soit, Poutine est l’agresseur. C’est indiscutable, c’est un fait.

Que faire ?

Option 1 : intervenir militairement ? Pour cela, il faut en avoir les forces, être prêt à aller se battre, à « mourir pour l’Ukraine » et peut-être à être vitrifié en retour… Qui est sérieusement prêt à cela ? Moi, pas ! Je le serais peut-être si, à la limite, l’Ukraine était une icône de démocratie et de respect des valeurs auxquelles je crois. Je n’argumenterai pas longtemps, mais je n’y crois pas assez et pour des tas de raisons allant de la présence du fils Biden aux côtés des capitalistes ukrainiens… dont le gazier Bisma ( !) (https://www.arabnews.fr/node/221426/international) à l’enrichissement éhonté de Zelensky (https://www.humanite.fr/monde/ukraine/ukraine-volodymyr-zelensky-piege-par-les-pandora-papers-723110), en passant par les idéologies néonazies bien réelles de l’entourage politique (un article du Monde de 2019… https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/18/polemique-sur-la-participation-du-premier-ministre-ukrainien-a-un-concert-neonazi_6016019_3210.html)

Option 2 : mettre en place des sanctions ? Dans un premier temps, pourquoi pas, mettons la pression, l’agression ce n’est pas du tout une diplomatie possible, si on peut la faire cesser ainsi, allons-y ! Observons alors (Boursorama.com) sur le marché des changes l’évolution de la parité Rouble contre Euro depuis mars, un bon indicateur de la santé économique d’un pays :

Ukraine 1

 

Il faut trois fois moins de roubles en août qu’en mars pour acheter un euro. Chute vertigineuse.

Face au dollar, même tendance, heureusement moins forte :

Ukraine 2

On ne peut pas dire que la politique de l’Europe l’ait servie beaucoup. On paie notre pétrole en dollar 13% plus cher, mécaniquement.

Pendant ce temps, le prix du gaz a triplé (300%) en un an :

Ukraine 3

L’électricité s’envole littéralement (Le Monde) :

Ukraine 4

On est sur un rapport de fois 10 environ… Cela veut dire que quelqu’un qui payait 2500 euros par an va payer, si les « boucliers tarifaires » sont supprimés, 25 000. Euh… On imagine le prof de collège, le policier ou le retraité, qui ne pourront pas payer du tout, même en gagnant plus que les 1700 du salaire médian français par mois. Mais le pire, ce sont les entreprises, les hôtels, les magasins, les boites qui fabriquent tous les trucs et qui tournent à l’électricité. « Je vous dis pas le prix à venir des remontées mécaniques, l’horreur, ma chère ! » Sérieusement maintenant : on imagine les factures de la pizzeria avec son four électrique ??? Clé sous la porte en trois mois : elle ne vendra jamais assez cher ses pizzas pour s’y retrouver : surtout pas à des gens qui n’auront plus un rond. Chômage de masse, crise soudaine, brutale, énorme l’équivalent de 1929. Montée des extrêmes dans tous les pays, émeutes de la faim, ambiance de guerre civile. Les Anglais ont un peu d’avance : 11% d’inflation, la soupe populaire qui explose et le mouvement de désobéissance civile Don’t pay UK qui invite les gens à ne plus payer leurs factures. https://www.lefigaro.fr/conjoncture/don-t-pay-des-milliers-de-britanniques-ne-veulent-plus-payer-leurs-factures-d-energie-20220810. Un mouvement social est en train de naître en réponse : Enough is enough (https://www.solidaire.org/articles/enough-enough-le-mouvement-social-qui-fait-trembler-les-dirigeants-britanniques).

Ensuite, le gaz, ça sert aussi… à faire des engrais, pas qu’à se chauffer.

https://www.terre-net.fr/marche-agricole/actualite-marche-agricole/article/derriere-la-flambee-du-gaz-en-europe-le-spectre-d-une-penurie-mondiale-d-engrais-papier-d-angle-par-1395-210582.html

Et les engrais, cela sert à se nourrir. Et l’essence, cela sert à alimenter les camions qui apportent la nourriture. A court terme, cela veut dire : des gens qui n’ont plus d’argent pour acheter à manger et même, en fait, plus rien à acheter dans les commerces. S’agit pas de mettre juste un pull de plus, ou de baisser de deux degrés le chauffage, ni même de prendre sa douche froide. C’est bien plus grave que cela, ce qui arrive.

Le problème des sanctions contre la Russie, c’est que, à part les USA et l’Europe, personne ne les applique. L’Afrique a refusé massivement de tourner le dos à la Russie, la tournée de Lavrov en Afrique a été un triomphe pendant que Macron se faisait rabrouer un peu partout.

https://afrique.latribune.fr/politique/2022-07-30/l-operation-seduction-de-serguei-lavrov-en-afrique-927466.html

L’Amérique du Sud d’ordinaire alignée sur Washington, pareil.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/01/sur-la-guerre-en-ukraine-les-pays-du-sud-refusent-de-s-aligner-sur-la-position-occidentale_6132938_3232.html

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-l-amerique-latine-cache-mal-son-soutien-a-moscou

L’analyse la plus approfondie est ici

https://www.les-crises.fr/ukraine-russie-en-amerique-latine-et-en-asie-des-pays-refusent-de-suivre-les-sanctions/

Le partenariat économique avec l’Inde a été renforcé (https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-inde-une-aubaine-pour-le-petrole-russe-20220802): L’Inde nous revend le pétrole russe ensuite…

 (https://www.ifri.org/fr/espace-media/lifri-medias/petrole-russe-arrivera-europe-passant-linde). Idem pour le partenariat avec la Chine. Bref, si Moscou veut acheter ses semi-conducteurs en Chine, pas de problème, et s’il veut vendre son pétrole et son gaz en Inde, pareil.

L’Europe, combien de divisions ? 500 millions d’habitants à peine, contre le reste du Monde en fait. On a cessé depuis longtemps d’être une puissance, cette fois le roi sera nu. Cela va se voir, et vite ! Et le roi, en plus, se déshabille, dans une sorte de geste sacrificiel sublime mais désespéré. Hara kiri, seppuku !

Mais l’Europe meurt seule, le reste du monde la regarde faire, USA compris. Ces derniers reprendront le commerce avec la Russie plus tard… La real politic, ils savent ce que c’est !

Alors, avec un recul de cinq mois sur ces sanctions, les seuls effets qu’on nous prévoit, c’est la crise généralisée en Europe, on nous l’annonce, on nous dit qu’on y va, et on nous prévient. Macron a commencé à prévenir en se drapant dans l’esprit du Débarquement en Provence, le 15 août, cela a continué avec Boris Johnson et Macron lors de la Fête nationale ukrainienne. Nos gouvernants ont joué les gros bras. Mais la Russie de Staline a résisté à l’Allemagne, longtemps. Elle a gagné. Ne soyons pas aussi fous qu’Hitler… La Russie tiendra plus longtemps, avec son immense territoire et ses ressources, que l’Europe… qui dépend de la Chine et de la Russie. L’inverse n’est pas vrai, ou beaucoup moins.

On ne pourrait pas tirer les leçons de cinq mois catastrophiques et se dire que non, ce n’est pas possible de continuer ainsi ? Il y a une balance bénéfices-risques ici aussi, et elle penche massivement d’un côté. Le Monde entier aurait suivi, la Russie aurait plié en deux mois, j’aurais dit ok. Mais ce n’est pas le cas. Loin de là. A la faveur de cette crise, l’Europe achève sa décomposition économique aujourd’hui, politique demain.

Les USA, au lieu de gaver l’Ukraine de dollars et d’armes pour qu’elle continue, ne pourraient pas demander à leur partenaire d’ouvrir des négociations ?

« Mais Bruno, il faudrait donc que le Donbass devienne russe ? »

Je pose la question sérieusement, cyniquement : « ma foi, et alors ? » Les trois quarts des gens de cette région ne demandent pas mieux, le russe est leur première langue et le pouvoir ukrainien n’a pas été tendre pour ces régions depuis 2014. On préfère vraiment aller vers la plus grande crise économique depuis 1929 mais que le Donbass reste ukrainien ? Il ne faut pas se voiler la face : l’Ukraine fait partie de la sphère d’influence de la Russie, c’est un fait acté après la fin de l’Empire soviétique. Poutine mène un conflit frontalier et n’est pas en train de menacer l’Europe entière. Hitler annexant les Sudètes avait un agenda décrit en termes d’avènement du IIIe Reich. Il faut arrêter avec le discours entendu dès les débuts sur la "folie" de Poutine. L'accusation de folie n'a jamais fait avancer la compréhension des enjeux. Poutine entend d’abord et essentiellement continuer à assurer le contrôle sur ses satellites, pendant que les USA ne cessent de pousser des pions via l’OTAN, rejointe demain par la Suède et la Finlande. Tant pis pour lui, il fallait pas attaquer. Sur ce point, il a sans doute plus perdu que gagné. Le problème vient du fait que la géographie des sphères d'inlfuence des USA est sans cesse croissante : l'Amérique latine est son premier cercle (cf Crise de Cuba), mais elle a d'autres sphères d'influence, par exemple le Moyen Orient où elle est censée protéger ses alliés, Arabie saoudite et Israël. Mais aussi, le Pacifique où elle est en train d'entrer en conflit avec la Chine autour de Taïwan, alors que cette dernière est la Chine.  En Ukraine, c'est au nom de la protection des libertés qu'elle intervient... Bref, le monde entier est une zone d'influence états-unienne. C'est un peu cela, le problème. On l'a vue intervenir militairement en Irak, en Afghanistan directement, avec des troupes au sol, des drones. Personne n'a rien dit, il s'agissait de sauver la liberté. Qui y croit vraiment ?

Entendons-nous : je parle ici de la politique des Etats, je parle de diplomatie. Les exilés ukrainiens qui fuient les combats ont droit à la compassion des peuples européens, à l’entraide, à l’accueil en attendant la fin des combats. Réalisme politique ne signifie pas égoïsme ni désintérêt.

Moi, je veux bien (ou plutôt non, soyons francs, je ne veux pas) mais j’aimerais au moins qu’on me demande mon avis aussi. Qu’on débatte des pour et des contre. Démocratiquement. La guerre, ce n’est pas une petite affaire. Et la guerre économique est une guerre. Il faut un consensus. Surtout quand on voit le prix qui va être payé par les pays européens. Comme dans la crise Covid pour la France, l’Europe est en déficit démocratique, les décisions sont prises par Ursula Von der Leyen, qui n’est pas élue. Puis entérinées par les chefs d’Etat. En France, le Parlement n’a pas été consulté. Et ça repart… « comme en 14 ». Pas d’accord. Le peuple français, les peuples européens n'ont pas à payer dans ces proportions annoncées le prix d'une poitique discutable tant sur le fond que sur les effets. Nos dirigeants sont bien légers avec nos vies...

Les propagandistes des médias sont en train d’habiller la catastrophe annoncée (Chronique d’une mort annoncée, véritable tragédie au fatum antique, de Gabriel Garcia Marquez, on y est, en fait !) de costumes de lumière : « c’est une chance historique pour la transition écologique ! », « c’est le combat pour la Liberté ! »… Moi je veux bien, mais qu’on me prouve que l’Europe ravitaillée par supers tankers hyper polluants avec à leur bord du gaz de schiste américain (qui détruit les sols, les nappes et nécessite des tonnes d’eau, qui est transporté en camion) c’est bon pour autre chose que la World Company ! Pas pour la planète en tout cas. C’est sûr que si des famines s’annoncent, ce sera bon pour la planète, on va arriver à une dépopulation qui ne lui sera que bénéfique ! Mais ne pourrait-on pas opter, en temps de paix, pour un modèle un peu plus réfléchi ?

Et depuis quand nous serions Europe et USA l’incarnation de la Liberté ? Passons sur notre passé colonial européen qui a asservi des peuples pour notre puissance : c’est d’une telle évidence ! Mais les USA sont-ils vraiment des libérateurs ? Il faut avoir la mémoire vraiment courte pour oublier que les USA ne font jamais que leur propre politique, celle de leurs intérêts ou plutôt celle des intérêts du lobby militaro-industriel américain : un rapide tour d’horizon de l’après deuxième guerre mondiale nous rappelle que les USA ont agressé avec une sauvagerie inouïe le Viet Nam, soutenu l’Indonésie pour éradiquer toute liberté au Timor Oriental, formé les islamistes afghans d’Al Qaïda, envahi et détruit un Irak laïc sous de fallacieux prétextes d’armes de destruction massive, déstabilisé la Syrie (certes pas un modèle démocratique mais pas moins que l’allié saoudien), mis sous le boisseau l’Iran et affamé son peuple, participé avec leurs alliés saoudiens à des bombardements massifs et à la famine au Yémen, participé avec la France à l’assassinat de Khadafi et à la destruction de la Lybie, tué directement et indirectement des centaines de milliers de personnes au Salvador, Nicaragua, Chili en y soutenant les pires dictatures, mené brutalement une politique de sanctions économiques de plusieurs décennies contre les peuples cubain et vénézuelien. Nancy Pelosi en une visite éclair n’a pas craint d’activer la stratégie de la tension avec la Chine. Quelques jours avant sa visite, les Américains déployaient massivement des forces navales en mer de Chine. (https://www.investigaction.net/fr/au-dela-de-la-visite-de-pelosi-a-taiwan-les-manoeuvres-agressives-des-etats-unis-en-mer-de-chine-meridionale-sont-passees-sous-silence/ ). La propagande médiatique n’en a pas parlé. Imagine-t-on les Chinois venir manœuvrer au large de la Floride ou en face de Los Angeles ? La liste est longue de ces pays que les USA ont mis à leur botte ou ont détruit faute de pouvoir le faire. Combien d'images  et de textes dans les journaux, des enfants qui meurenet de faim depuis cinq ans quand ils échappent aux bombes américaines lancées par les Saoudiens ? Quasiment rien. C'est parce que l'Amérique et l'Arabie saoudite, c'est le camp du  Bien. Et c'est un peu plus loin. Depuis la deuxième guerre mondiale, les USA sont le principal fauteur de trouble de l’ordre international, pas la Russie. Quel pays européen ou non la Russie a-t-elle menacée depuis Gorbatchev ? Aucun. Elle mène des conflits frontaliers sur les marges de sa sphère d'influence traditionnelle, les anciennes Républiques de l'Empire :  Crimée, Ukraine, Géorgie, Tchétchénie. Il aura fallu tout le soft power du cinéma américain pour :

  • faire oublier totalement le rôle de la Russie dans la chute d’Hitler. 10 ans encore après 1945, c’était encore la Russie qui était vue pas les pays européens comme le principal libérateur de l’Europe, et non les GI américains. Hollywood, Le Jour le plus long et le Soldat Rayan sont passés par là…
  • ne donner à voir la guerre du Viet Nam que sous l’angle des boys torturés par de cruels asiatiques (Deer Hunter) et revenant au pays traumatisés par ces souffrances (Rambo), en occultant la mort de 17% des habitants d’un pays, des civils pour l’essentiel. Napalm et agent orange réunis, lâchés sur les villages.

Quel est l’intérêt américain à avancer le pion ukrainien ? D’abord, depuis 2021 et une loi de libéralisation économique qui a fait hurler les Ukrainiens mais a ouvert l’achat des terres agricoles aux étrangers, 21 % du blé produit en Ukraine est américain.

https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/08/16/des-entreprises-americaines-se-sont-largement-appropriees-les-terres-agricoles-ukrainiennes/

Ensuite, l’Europe a toujours été un concurrent potentiel des USA. Les USA ne voulaient pas d’une Europe politique qui aurait pu peser plus qu’eux. Les Anglais étaient leur cheval de Troie, dans l’institution. Avec la chute du mur de Berlin et la fin de l’URSS, le gros danger était la construction d’une alliance entre Europe et Russie ou, si l’on préfère d’une Europe qui serait allée de Brest au Kamtchatka… Il fallait absolument contrer cela. Gorbatchev avait dès 1989 proposé une démilitarisation accélérée et tendu la main. Les USA n’ont jamais répondu. Hubert Védrine raconte que Poutine a été exactement sur ces bases et que l’Europe, atlantiste, a préféré continuer à jouer la carte des USA, contribuant à isoler la Russie, une stratégie absurde quand on a un tel géant à ses portes. Avec le gazoduc Nordstream vers l’Europe, un lien important entre Russie et Europe se crée. Vite, vite, il faut arrêter cela et vendre notre gaz de schiste transporté par tankers ! Avec la crise en Ukraine et l’entrée dans l’OTAN prochaine de la Suède et de la Finlande, 1000 km de frontière supplémentaires vont pouvoir se hérisser de missiles pointés vers Moscou. La paix progresse, c’est certain !

Pour les USA, il s’est toujours agi d’affaiblir l’Europe donc. Provoquer des crises migratoires en déstabilisant la Lybie, la Syrie, l’Irak et en créant des crises politiques en Europe y a contribué. Envahir l’Irak a permis de mettre la main sur ses prodigieuses ressources pétrolières, pas d’assurer la paix dans le monde et la démocratie. Déstabiliser la Syrie, c’était déjà lié à un projet qatari de gazoduc (https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2014-4-page-95.htm ) que refusait Bachar El Assad. L’Ukraine n’est qu’un nouveau pion avancé sur l’échiquier. Peu à voir avec une quelconque défense de la Liberté, avec un grand L.

En Europe, Macron, le Young leader qui prend ses ordres à Davos et chez Mc Kinsey, se moque de son peuple comme de l’an 40. Son agenda est la libéralisation, qui passe par la destruction d’une certaine France. Lui qui rentre de faire du jet ski au Fort de Bregançon a le culot d’annoncer la fin de « l’abondance » à une population dont 20% sont dans le rouge chaque fin de mois en se privant déjà de tout. Indécence complète lors que les grandes fortunes françaises se sont enrichies comme jamais ces trois dernières années de régime d’exception Covid. Macron, et avec lui B. Johnson et les autres chefs d’Etat européens, est prêt à appauvrir son peuple : cela permettra au capitalisme mondial de revenir sur les 30 glorieuses et à un niveau de vie des peuples européens qui aura toujours été le leur (celui de la précarité financière généralisée) depuis le début de l’ère industrielle. On referme ainsi la parenthèse d’une scandaleuse prospérité des travailleurs européens, sans équivalent dans le monde.

Nos politiques savent ce qui vient. C’est complotiste de dire cela ? Mais il suffit de lire quatre diagrammes pour comprendre la crise qui arrive, pas besoin d’avoir fait l’ENA. Donc, la fin justifiant les moyens, on va avoir la fin et la faim. C’est annoncé.

Est-il paradoxal que moi qui suis un fervent défenseur des libertés, je tienne ce discours ? Non, ce n’est paradoxal qu’en apparence seulement. Les peuples européens en intégralité sont pris en otage par cette politique économique va-t-en guerre sur laquelle aucun n’a été jusqu’ici consulté. Ils sont bel et bien prisonniers, et ils sont emprisonnés au nom du combat pour la liberté de l’Ukraine. Le piège est parfait, idéologiquement : comment ne pas être solidaire d’un peuple « injustement agressé » ?

« Vaste question, mon Général », aurait dit Malraux.

Ukraine

Commentaires

  • Dodo

    1 Dodo Le 30/08/2022

    A propos de "Pour les USA, il s’est toujours agi d’affaiblir l’Europe."

    A l'origine ce sont même les USA qui ont voulu l'Europe. Les anticomplotistes ont même du mal à détruire cette théorie :
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/l-europe-est-elle-une-creation-des-etats-unis-8401168

    Aujourd'hui les USA semblent bien contrôler l'Europe, il est clair que la politique européenne favorise les intérêts US.

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